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Le blog de Malicorne

Le blog de Malicorne

Journal d'un citoyen français, militant de la vie et de la liberté


demain, je manifeste dans la rue

Publié par Bernard Maillard sur 1 Février 2013, 22:18pm

Catégories : #politique

Elle est incroyable cette circulaire du Ministère de la Justice de cette semaine qui reconnaît systématiquement la citoyenneté française pour tout enfant issu d'une gestation pour autrui réalisée en dehors de la France alors qu'une telle disposition est interdite en France.

La gestation pour autrui, la GPA, c'est la marchandisation du corps humain. C'est la mise à disposition rémunérée de techniques médicales et d'élements du corps humain pour permettre la procréation. C'est totalement inacceptable au même titre que la prostitution, l'esclavage, la vente d'organes humains, le trafic d'enfants mineurs ou d'adultes, tout acte qui va à l'encontre de la dignité humaine, celle de la femme en particulier, celle de l'homme en général. 

En soi, ce n'est pas la science ou la technique médicale qui est combattue car elle est elle même une activité humaine, mais c'est sa modalité, la nécessité de faire appel à une mise à disposition rémunérée d'éléments du corps humain, et sa finalité, le fait de conduire à la naissance d'enfants hors d'une cellule d'accueil paritaire homme/femme alors que cela constitue une droit primordial et fondamental de tout enfant. 

Science sans conscience n'est que ruine de lâme. Et l'expresion d'une demande sociale ou sociétale ne doit pas étouffer, aussi ténu soit-il, le cri de la liberté et de la dignité humaine. Car il s'agit bien de la liberté de l'homme si nous devons dépendre systématiquement in fine de la technique pour assurer notre procréation et pour exister, et de la dignité humaine, car les activités humaines civilisées doivent servir l'homme à commencer par le plus petit et le plus faible, l'enfant à venir, et non commencer à lui réduire son droit de vie et d'existence. Il s'agit de fait du rapport de l'homme à la vie, de la prétention que nous avons ou pas de dominer la vie ou de l'accueilir. 

Le fait, regrettable, et contre lequel il faut lutter, que la GPA soit autorisée dans d'autres pays qu'en France, ne doit pas nous imposer une action systématique de reconnaissance de la citoyennenté française pour les malheureux enfants issus d'une telle disposition qu'il faut combattre. Car c'est se mettre en situation d'amplifier le mouvement, de créer une mécanique infernale qui pourrait être de plus en plus difficile à arrêter. Il faut stopper le flux et traiter au cas par cas, non de façon systématique,  les situations individuelles des enfants déjà nés. 

Pour les malheureux enfants nés dans de telles situations, il appartient d'abord aux pays qui l'ont vu naître, qui l'ont accueilli sur leur sol, de lui donner une identité, de lui assurer une cellule familiale d'accueil, d'en assumer la responsabilité d'encadrement et d'éducation jusqu'à ce qu'ils puissent devenir adultes pleinement responsables et autonomes. 

Quant aux personnes de France à l'origine ou à l'initiative d'un tel acte, ils doivent être punis car ils sont allés à l'encontre de la loi française, comme doivent être sévèrement punis ceux qui font du trafic de drogue, d'enfants, d'organes humains, ou de prostitution.

De telles dispositions GPA admises ailleurs doivent faire l'objet d'une lutte de la France dans les instances internationales, car le corps humain, celui de la femme en particulier, a la même valeur partout, le même droit de dignité. Il faut lutter contre l'entrisme de celles-ci en France, par la petite porte ou la fenêtre, comme le tente de le faire la misérable circulaire de cette semaine, en jouant , au besoin, sur le sentiment de culpabilité de la France vis à vis d'un enfant. Nous devons tout faire pour limiter et stopper de telles situations, et surtout ne pas créer des conditions nouvelles conduisant à les multiplier.

L'égalité que je défends, elle est d'abord dans la reconnaissance de cette égalité de dignité de la femme, comme de celle de l'homme, en France , ou au delà. L'égalité de la dignité humaine de s'arrête pas à nos frontières.

Ces différents éléments me renforcent dans la conviction de tout faire pour arrêter le plus tôt possible le projet de loi sur le mariage pour tous ( en fait pas pour tous, on ne va pas se marier entre frères ou soeurs, ou entre grand mère et petit fils!), qui ouvre la question de la filiation pour les personnes de même sexe, et qui fatalement, dans la logique même du projet, ouvrira la porte à la gestation pour autrui. 

Dans cette lutte, nous devons veiller,  comme cela a été fait jusqu'à présent pour la très grande majorité de ceux qui se sont exprimés contre ce projet de loi, à ne pas tomber dans l'homophobie car la liberté de pensée, de religion, comme des pratiques sexuelles, dans le strict respect de la dignité humaine et de nos lois, doivent être strictement respectés dans notre démocratie.

Des propositions ont été faites pour une alliance civile renforcée pour les personnes de même sexe ou non qui veulent unir leur destin, en renforçant la solidarité, l'assistance mutuelle et le secours réciproque.

Au moment où la crise économique et sociale nous frappe plus douloureusement que jamais, où nos soldats sont exposés dans une opération pour laquelle  je n'ai par ailleurs toujours pas compris quel était précisément le mandat, notre Parlement, nos décideurs, le peuple français ont vraiment mieux à faire que de s'entre déchirer.

Mais je redoute plus que jamais la déhumanisation de notre société, l'individualisme, la perte de liberté, la concentration de pouvoirs, et le totalitarisme sous jacent qui peuvent se développer en conséquence.

Notre démocratie doit rester humaine, sinon elle périra d'elle même, et c'est notre liberté qui s'envolera avec elle. 

Je garde encore confiance dans la vigilance républicaine et le sursaut républicain.

Je salue les parlementaires et citoyens, de tous bords politiques, qui dans ces moments de débat difficiles, ont le courage d'exprimer leurs points de vue et leurs convictions personnelles, dans l'écoute et le respect des autres, en faveur du respect du droit fondamental et primordial de tout enfant à être accueilli dans une cellule familiale fondée sur la parité naturelle homme/femme, et en lutte contre toute forme de marchandisation de l'être humain ou toute banalisation de la vie.

Demain je manifesterai dans la rue.

 

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Bernard Maillard 03/02/2013 21:01

nouveau cafouillage ce jour 3 février 2013 à l'Assemblée Nationale autour de la PMA, procréation Médicale Assistée. La PMA est l'étape qui suivrait la filiation dans le mariage pour tous, et
préparerait la venue de la GPA pour assurer la non discrimination d'un sexe. D'où la confusion gouvernementale qui dit d'un cote il faut aller vers la PMA et de l'autre, la GPA ne sera jamais mise
en oeuvre en France. Seule façon de sortir de l'ambiguité: arrêter tout de suite le projet de mariage pour tous et se pencher enfin sur les vrais sujets qui concernent les français, le chomage en
premier lieu.

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