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Le blog de Malicorne

Le blog de Malicorne

Journal d'un citoyen français, militant de la vie et de la liberté


mais que sont devenus les 1000 milliards d'euros?

Publié par Bernard Maillard sur 25 Mai 2012, 21:52pm

Catégories : #politique

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fleurs en Puisaye mai 2012

 

 

La Banque centrale européenne a occtroyé début 2012 un prêt record  de 529 milliards d'euros à 800 banques de la zone euro, à un taux proche de 1%

 

en décembre 2011, 523 banques avaient déjà emprunté 489 milliards d'euros à un même taux très faible.

 

Plus de mille milliards d'euros ont ainsi été injectés dans le système monétaire européen en quelques mois.

 

D'où venait l'argent? 

 

De la création monétaire quasiment à l'état pur, ce qui se traduit par une dévaluation de fait de l'euro. 

 

Où est allé l'argent?

 

une partie recyclée en Europe, avec des emprunts  pour ce qui concerne les Etats qui allaient entre 3 et plus de 6 % , soit un profit d'abord pour les banques qui ont bénéficié de ce différentiel de taux avec le 1% du taux d'achat

 

Une partie à l'extérieur de l'Europe, au profit conjoint des banques et de spéculateurs bien placés. 

 

Qu'en dise aujourd'hui les pollitiques , les conseillers de tout ordre ou les médias? qu'il faut remettre cela à l'ouvrage! 

 

Sous le prétexte d'une initiative de croissance, certains voudraient de nouveau émettre, ce coup ci des "euro bonds", ceertains parlent de 500 milliards d'ici la fin de l'année 2012, sans faire en amont les gestes nécessaires pour assurer l'équilibre des budgets publics et par voie de conséquence  l'indépendance souveraine  et vitale des Pouvoirs Publics. 

 

Pourquoi avoir changé en France de président si c'est pour plonger encore plus vite dans la folie destructive, dans la dépendance addictive à la dette, dans la poursuite de la destruction du service public, dans l'éloignement de la prise en compte de l'intérêt général et du long terme? 

 

Et il ne faut pas attendre l'autre côté de l'Atlantique pour nous freiner ! Comme nos amis américains du nord sont empêtrés dans des dettes encore plus sévères que les notres, il  n'aspirent qu'à une seule chose, c'est que nous succombions à la tentation de nous endetter encore plus. 

 

Et puis comme cela, nous serons contraints à nous aligner sur leur politique dans tous les domaines. 

 

La solution est entre nos mains:

 

- moratoire de douze mois sur les dettes externes, potentiellement prolongé tant que l'équilibre des budgets publics n'est pas rétabli

 

- fixation de l'étalon or pour l'euro, retour au franc si nos amis européens le refuse, avec mise en place de l'étalon or pour le franc, afin de tourner la finance vers les besoins de l'économie et non vers la spéculation

 

- rééquilibrage rapide de tous les budgets publics sous douze mois, en bloquant sur douze mois les embauches publiques et les nouvelles dépenses, mais sans diminuer les salaires,car les agents de la fonction publique doivent garder pleinement, et leur confiance dans l'avenir, et leur motivation

 

- reprise de l'activité par retour de la confiance dans l'économie, en favorisant conjointement l'emploi dans la  petite entreprise de proximité et le développement de l'industrie autour des compétences  majeures de la France, énergie, grandes infrastructures, agroalimentaire, bois, produits de la mer, aviation, espace, telecommunication, propulsion, véhicules hybrides, systemes de calcul et de données,  nanotechnologies dans des salles blanches et hyperpropres, biotechnologies, habillement de qualité, design d'intérieur, aménagement d'espaces, événements culturels, ....

 

- réengagement progressif et conjoint des réinvestissements publics et privés dans l'avenir, sur des bases financières et économiques redevenues saines, et dans le cadre d'un schema public de développement sur le long terme, incluant une revitalisation progressive des fonctions régaliennes, éducation, santé, recherche, justice, défense,......

 

Il ne faudrait pas que le bon sens nous soit imposé par des drames nationaux qui appelleraient à des mesures encore plus radicales, reprise en main par un Etat musclé de crise, renationalisation de toutes les banques et des grandes entreprises,  mise en place d'un dispositif de contrôle des mouvement de foules, limitation drastique des libertés et de la démocratie. 

 

La situation de la Grèce est un précurseur qui ne doit pas nous amener dans la fuite en avant.

 

Aidons les Grecs à sortir de l'addiction, mais n'allons pas nous y enfoncer avec eux. 

 

Quand quelqu'un est au bord de la noyade, il convient de ne pas provoquer une nouvelle noyade dans la façon de lui porter secours.

 

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fleurs en Puisaye mai 2012

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