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Le blog de Malicorne

Le blog de Malicorne

Journal d'un citoyen français, militant de la vie et de la liberté


Mon non à la guerre en Syrie est un cri de paix et de liberté

Publié par Bernard Maillard sur 17 Novembre 2012, 11:24am

Catégories : #politique

Position très dangereuse, non réfléchie?, non débattue? exprimée par la France ce jour

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/11/15/syrie-paris-va-demander-la-levee-de-l-embargo-sur-les-armes-defensives-pour-l-opposition_1790755_3218.html

 

C'est au peuple Syrien, qu'il faut évidemment soutenir dans sa démarche, dans son ensemble,  pour reprendre une initiative de paix, de liberté, et de réconciliation, non telle ou telle faction qu'il faut soutenir dans la guerre.

 

Pourquoi ne pas mettre d'abord en avant la nécessité,  pour  toutes les parties,  de déposer d'abord les armes, de s'écouter, et de rechercher les voies d'un vivre ensemble dans la paix ???

 

Pour quels intérêts la France adopterait elle une telle attitude belliqueuse???

 

En vertu de quel mandat international serions nous amenés à agir ???

 

Est-ce notre rôle de contribuer à l'escalade de la violence au Moyen-Orient ???

 

Qui paie ces armes????

 

Avons nous véritablement pesé les risques et les conséquences potentielles de cette attitude???,

 

Où, avec qui et comment???

 

Est ce véritablement le droit du peuple syrien et de sa liberté que nous voulons vraiment défendre dans une telle attitude???

 

Car après la guerre, il y aura bien la paix un jour.

 

Et la liberté d'un peuple, elle doit partir d'abord de lui. C'est valable pour la Syrie, comme pour la France.

 

                                   Le 17 novembre 2012

 

Commenter cet article

Bernard Maillard 15/03/2013 08:20

Notre Président de la république, François Hollande, et nostre ministres des affaires étrangères, Laurent Fabius, sont en train de péter leurs plombs. Ils veulent partir à armer les rebelles en
Syrie de façon solitaire, hors de toute intiative de paix, et dans le déni de la démocratie du peuple syrien. C'est de la folie pure. Naïveté, incompétence ou corruption?

Charles Golfin 08/12/2012 18:34

En encourageant la livraison d'armes aux djihadistes en Syrie, le gouvernement actuel au pouvoir en France, ancien pays mandataire, prend une décision lourde que nous espérons être parfaitement
informée et mûrement réfléchie. Quoi qu’il en soit elle ne peut et ne pourra jamais être une solution aux problèmes de la région. Bien au contraire, elle risque de contribuer à mettre toujours
davantage le Moyen Orient à feu et à sang.

De très graves questions sont en effet posées dans ces pays où depuis toujours l’Orient et l’Occident se rejoignent. Les fractures ne cessent de s'y élargir entre Juifs et Palestiniens, Iran des
Ayatollahs tentés par l’aventure nucléaire et Israël, Perses et Pétro-monarchies du Golfe (financièrement puissantes mais militairement dépendantes de l’Occident), Chiites et Sunnites,
Fondamentalistes Wahhabites (et Salafistes) et Libéraux tenants de la démocratie et du progrès social, Autocrates et Génération Facebook, Arabes et non-Arabes (Kurdes, Alaouites...).

Le tout sous l’œil inquiet de la Turquie, où l’islam modéré sunnite est très respecté, toujours membre de l’OTAN mais déployant un activisme régional toujours plus indépendant d’une Europe qui l’a
rejetée aux calendes grecques.

Ces fractures se rajoutent aux blessures du passé immémorial (persécutions des Alaouites par les sunnites…), aux héritages de l’histoire récente (Empire ottoman, mandats de la SDN, création de
l’Etat d’Israël et des camps palestiniens, mise ne place avec l’aide de la Russie d’un régime fort en Syrie, échec des tentatives de pan- nationalisme arabe comme la fusion éphémère entre l’Egypte
et la Syrie…) et aux prétentions géographiques diverses (Création d’un Etat Palestinien, Grande Syrie englobant le Liban, contrôle de l’eau et des hydrocarbures…).

Il y a ensuite les déséquilibres tant démographiques que socio-économiques, les luttes d'influence des puissances extérieures, les guerres intestines dans chaque camp (Fatah / Hamas, ethnies ou
tribus rivales...).

Dans cet entrelacs de rivalités en tous genres, diverses minorités religieuses (Alaouites, Druzes, Ismaëliens, Zaydites, Maronites, Coptes...) essaient quotidiennement de survivre et de faire
perdurer un monde ouvert et tolérant. Livrer des armes ne les aidera pas en ce sens.

Toutes ces haines savamment attisées font le jeu diabolique des torpilleurs de paix et faiseurs de guerre (qu'ils soient marchands de canons, milices locales, djihadistes de nos banlieues ou
d'ailleurs, néoconservateurs partisans de frappes chirurgicales par joysticks, écrans vidéo et drones interposés) et des médias manipulés souvent à leur insu, ivres d'images et d'informations qui
puissent être colportées instantanément.

La boite de Pandore est grande ouverte depuis que le monde occidental s'est engagé de manière directe sur le plan militaire dans la guerre en Irak, restant sourd à l'appel de Jean Paul II qui le 13
janvier 2003 avait déclaré devant le Corps diplomatique au Saint Siège: "Non à la guerre ! Elle n'est jamais une fatalité. Elle est toujours une défaite de l'humanité".

Plus que jamais, nous devons traiter au niveau international de la question centrale de la création de l’état palestinien et donc du statut de Jérusalem, ville de la Paix par excellence et
véritable nœud gordien qu’il va falloir se résoudre à trancher. Rappelons que la résolution 194 (III) du 11 décembre 1948 (refusée aussi bien par Israël que les pays arabes) réaffirme le principe
de l'internationalisation, seul compromis raisonnable, position soutenue par le Vatican et la communauté internationale qui, Etat Unis compris, ne reconnaît pas la souveraineté de l'état hébreu sur
la ville.

En ce temps de Noël 2012, mon espérance demeure intacte, en dépit de l'horreur quotidienne de ce qui se passe en Syrie, que vienne un jour où sera trouvé une solution raisonnable au problème
central de cette région et mis un terme au cycle infernal de la violence qui se déchaîne toujours sur les innocents.

Puissent se lever de toutes nations et de tous horizons intellectuels et religieux des initiatives toujours plus fortes pour soutenir les artisans de paix.

Puisse en particulier Jérusalem, ville sainte pour toutes les religions du Livre, devenir le terroir d’excellence pour cultiver les nécessaires réconciliations que nous voulons transmettre à nos
enfants.

8 décembre 2012, fête de l’Immaculée Conception, Marie pour les chrétiens, Myriam pour les musulmans.

Bernard Maillard 09/12/2012 12:31



bonjour,


Vos précieux éléments ne font qu'apporter de l'interrogation malgré les signes d'espérance dont ils sont porteurs.


Aussi la décision, très lourde potentiellement de conséquences, de livrer des armes à une partie est-elle à mon sens d'autant moins fondée et particulièrement dangereuse pour la paix et les
peuples du Moyen Orient. De quel mandat international disposons nous pour armer une faction locale? Comment le sujet est-il débattu en France? Comment sont pesés les risques d'intervenir ou de ne
pas intervenir?


l'intervention en Irak a quant à elle, malgré une position courageuse de la France en Conseil de Sécurité des Nations Unies, reposé sur des informations erronées sur les armes de destruction
massive. L'enjeu premier ne pouvait être que de mettre la main sur les ressources pétrolières du Moyen Orient de la part des pays belligérants. 


Depuis les USA ont découvert le gaz de schiste. Si leur production locale ne leur permet pas encore de redevenir exportateur de gaz, l'enjeu d'une déstabilisation du Moyen Orient est d'une
nouvelle nature et à situer dans les différents schémas géopolitiques susceptibles de se dessiner pour demain.


Aujourd'hui, nos amis Américains peuvent nous laisser nous perdre dans la poudrière locale. Après nous avoir poussés à l'escalade guerrière, ils se tourneront vers d'autres horizons.


Pendant tout ce temps, ce sont les peuples dans la guerre qui souffrent. Avant le soutien armé de telle ou telle partie, - pourquoi telle avant telle autre? - c'est d'abord auprès du peuple
syrien dans son ensemble, et également aux autres peuples de la région, par le soutien fraternel, la prière, l'information dans la vérité, le soutien aux forces de paix, d'éducation et de
réconciliation, qu'il nous faut agir . Et que le peuple syrien et les autres peuples du Moyen Orient retrouvent enfin, par eux mêmes, les voies de la paix et de la liberté.


La paix et la liberté ne seront jamais défintivement acquises et les sources potentielles de haine et de violence jamais taries. En allant soutenir la guerre dans le Moyen Orient, c'est
entretenir ces sources de haine et de violence, au service de qui? pour la cause de quoi? Je ne le vois toujours pas.


Alors qu'en Europe nous construisons pas à pas la réconciliation et l'avenir commun entre nations réunies, sur fonds de guerres fratricides épouvantables encore récentes entre nous, comment
pouvons nous soutenir et oser dire à nos frères du Moyen Orient que la guerre est prioritaire devant la paix?



catherine Maillard 17/11/2012 14:33

Tout à fait d'accord : ou on intervient directement (douteux que le français soit pret à faire ), ou on s'abstient. Vendre des armes est criminel. Hélas avec les armes fournies par la Russie à
l'actuel gouvernement Syrien, la situation semble désespérée.

Bernard Maillard 17/11/2012 18:48



le gouvernement Syrien est encore l'un des derniers gouvernements laïcs de la région, et si le pays tient encore, malgré l'agression extérieure dont il fait l'objet depuis plus d'un an
maintenant, c'est que le peuple syrien tient à son unité.  C'est au peuple syrien de choisir. Nous n'avons pas à nous immiscer dans les affaires intérieures du pays, encore moins à mettre de
l'huile sur le feu en fournissant des armes à une faction.



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