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Le blog de Malicorne

Le blog de Malicorne

Journal d'un citoyen français, militant de la vie et de la liberté


nouvelles solidarités électriques en devenir en Europe

Publié par Bernard Maillard sur 22 Janvier 2013, 20:22pm

Catégories : #énergie

Le nucléaire représente en France,  au 31 décembre 2012,  49 % de la puissance électrique installée. ( 63130 MWe pour 128 680 MWe). Grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables, la production d'électricité en France par de l'énergie fossile a représenté en 2012 seulement 8,9 % de la production en France ( 9,5 % en 2011). Cela  lui permet d'être l'un des pays les moins pollueurs  d'Europe en émissions de CO2 fossile (source http://www.rte-france.com/lienrapide/bilan-elec-2012 ).

 

Le mixt énergétique français permet  également à la France de disposer aujourd'hui d'une industrie compétitive exportatrice, dans un marché pleinement ouvert et interdépendant. La France a exporté en 2012,  73,5 TWh ( Milliards de kWh), a importé -29,3 TWh. Le solde est positif de 44,2 TWh. A un prix moyen de 50 euro le MWh sur le marché de l'électricité, cela représente un effet positif de l'ordre de 2 Milliards d'euro pour la balance commerciale de la France.

 

A noter que les Flux d'énergie horizontaux en Europe se sont plutôt fait  vers l'EST ( exportation de l'Ouest vers l'Est de 15 TWh), et les flux verticaux  vers le SUD ( Bilan importateur de l'Italie de - 34,8 TWH, et du Maroc, interconnecté avec l'Espagne et donc l'Europe de l'Ouest via une liaison sous marine sous le Détroit de Gibraltar, de - 3,7 TWh)

 

Comme courageusement l'ont déjà fait d'autres pays en Europe, la Suède par exemple, retenir la cible de ne plus émettre de CO2 fossile pour la production d'electricité est possible. Et l'utilisation  conjointe du nucléaire et des énergies renouvelables permet de se libérer de la contrainte de la sécurité d'approvisionnement en gaz, charbon ou pétrole pour produire de l'électricité.

 

La transition énergétique utile pour l'environnement et les générations futures, c'est celle qui nous permettra, en consolidant toutes les économies d'énergie possibles, d'éradiquer les émissions de CO2 fossiles dont l'impact sur l'effet de serre sera dramatique pour les populations à travers le monde  ( inondations, déplacements de populations, sécheresses, tornades, famines, ...) dès ce siècle ni nous ne faisons rien. Or les émissions de CO2 continuent encore à augmenter au niveau mondial (voir autres articles sur ce blog dans la rubrique énergie).

 

Une telle transition énergétique, vers le non Carbone,  en France, et plus largement dans une Europe solidaire, permettra également de laisser disponibles des ressources d'hydrocarbures ou de charbon pour les pays à faible revenu, pour les aider à se développer le plus rapidement possible jusqu'au seuil où ils pourront développer des énergies renouvelables compétitives et du nucléaire sûr et compétitif, tout en veillant à limiter strictement la demande en énergie à la source.

 

Pour que l'électricité puisse être distribuée facilement, et que le droit de chacun d'accèder à une énergie sûre, propre et compétitive soit respecté, il convient que les réseaux électriques soient également développés, non seulement en chaque région de France mais également à travers l'ensemble du réseau interconnecté européen pour pouvoir bénéficier des solidarités interterritoriales.

 

Or le bilan annuel de RTE de 2012 référencé ci-dessus, souligne que le taux de convergence des marchés de la zone CWE (Cental West Europe, réunissant la France, l'Allemagne, les Pays Bas et le Luxembourg) est en baisse. Cela signifie que les périodes où les prix de l'électricité sont identiques sur le marché de l'électricité dans ces quatre pays , se rétrécissent. Un prix unique entre ces quatre pays interconnectés entre eux reflète l'obtention d'un équilibre optimal entre offre et demande en énergie, à chaque créneau horaire, et non saturation des inerconnexions. Cette période à prix unique s'est limitée dans la zone CWE à 46,4 % du temps en 2012. Pour la seule interconnexion entre la France et l'Allemagne, celle-ci a été saturée durant 35 % du temps en 2012. Elle n'était saturée qu'à 15 % du temps en 2008.

 

Ce sous investissement dans le réseau, sans vision de long terme, avec des situations de surcapacités de production en énergie renouvelable en Allemagne, elle même subventionnée, tant pour l'éolien que pour le photovoltaïque, a conduit à des situations de double gaspillage avec des prix de l'électricité devenus négatifs durant 35 heures en Allemagne en décembre 2012.

 

Double gaspillage, car sur-investissement subventionné pour les capacités intermittentes en énergie renouvelable, et incitation à consommer de l'énergie inutilement avec des prix négatifs de l'électricité.

 

Faits et chiffres valent mieux qu'un long discours.

 

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Bernard Maillard 26/01/2013 00:39

La balance commerciale positive de l'électricité de la France permet d'affirmer que le nucléaire est compétitif sur le marché européen de l'électricité. Si l'éolien est lui même compétitif, alors
supprimons toute subvention ou toute compensation via la contribution de service public de l'électricité. Cela allégera d'autant la facture pour les consommateurs d'électricité, et augmentera le
pouvoir d'achat en conséquence.

Lechesne 23/01/2013 20:48

Une étude intéressante sur le coût des nouvelles sources de production d'électricité

http://energeia.voila.net/electri/cout_electri.htm

Le nucléaire est plus cher que l'éolien. Mais bientôt, le solaire sera le moins cher de tout, excepté pour un immeuble d'habitation dans lequel le coût de la toiture est en grande partie payé par
l'installation photovoltaïque.

A ne pas confondre avec les sources actuelles qu'il faudra bien remplacer un jour. Ou moderniser pour l'hydraulique.

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