Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le blog de Malicorne

Le blog de Malicorne

Journal d'un citoyen français, militant de la vie et de la liberté


pourquoi je remanifesterai demain à Paris.

Publié par Bernard Maillard sur 23 Mars 2013, 07:14am

Catégories : #politique

Demain 24 mars 2013, je redescend dans la rue à Paris pour manifester avec la Manif pour tous. 

   

En premier lieu, je manifesterai pour préserver le droit de tout jeune enfant de pouvoir disposer d'une mère et d'un père au sein d'une famille indispensable pour son éducation et son épanouissement dans la société. 

 

La proposition de loi sur le mariage pour tous relève en effet d'une évolution sociétale pour le droit à l'enfant  que je combas. Dans une telle évolution sociétale,  le désir de chacun prime devant le droit et la liberté du plus petit et du plus faible.

Cette libéralisation culturelle et sociétale  à outrance qui est sous jacente à un tel projet de loi s'inscrit dans une perspective individualiste liberticide où les notions mêmes de famille, de solidarité, de cohésion collective, de société, se dissolvent. 

 

En opposant à travers le projet de mariage pour tous la famille et la société civile, on oppose l'une à l'autre, en bloquant l'une et l'autre dans leurs  fonctions éducatrices et libératrices. La société se bloque. Les pouvoirs en place se raidissent. 

Aussi, dans l'illusion ou la prétention d "arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel " .... dixit Vincent Peillon , Ministre de l'Education,  on éloigne de la sorte l'Education Nationale de sa mission première qui est d'éduquer. On dresse les Français les uns contre les autres et c'est la porte ouverte à l'anéantissement de la iibre détermination et du libre choix de chacun, premier pas vers le clanisme ou le communautarisme, l'oligarchie voire la dictature et le recul de civilisation. 

 

Le droit de tout enfant de disposer d'une mère et d'un père constitue à l'inverse un droit fondamental de l'enfant qu'il nous faut protéger, respecter et faire vivre. 

C'est un droit primordial qui s'inscrit dans l'éternité des temps.

C'est un droit fondamental du plus faible envers lequel nous ne pourrions abuser de notre pouvoir de plus fort.

Chaque nouveau né et jeune enfant a le droit de disposer d'une cellule d'accueil familiale bénéficiant de la complémentarité d'un père et d'une mère.

La complémentarité homme/femme dans la cellule d'accueil de tout nouveau né et jeune enfant s'inscrit dans une perspective civilisatrice valorisant la diversité, la parité homme/femme, et la complémentarité des différences comme une valeur ajoutée féconde et créatrice pour l'éducation de l'enfant. 

Le respect de ce droit contribue à l'égalité des chances pour chaque nouveau né et jeune enfant. il relève de la responsabilité fondamentale de chaque parent, naturel, comme d'adoption.

La société doit permettre ainsi à chaque enfant de disposer d'une telle famille d'accueil, et doit permettre de faire respecter ce droit fondamental de disposer d'une mère et d'un père. La famille, qui repose sur un engagement civique partagé, doit être reconnue comme le noyau cellulaire fondamental de la société, et doit être réaffirmée comme telle.

L'éducation des jeunes doit y être conjointement assurée dans la complémentarité entre la famille et la société civile, en charge de l'Education Nationale.  La famille et la société civile constituent deux piliers qui doivent être conjoints et solidaires, non en opposition, pour développer l'éveil de l'enfant, la prise de conscience, le sens des responsabilités, l'attention aux autres, le respect de la différence, la capacité à vivre ensemble de façon harmonieuse dans la paix et la liberté. Ainsi pourra se développer une société favorisant l'égalité des chances pour chacun dans la solidarité et la fraternité, une société de confiance et d'avenir dans un amour sincère et durable. 

 

En préservant le droit et la liberté du plus faible de disposer d'une mère et d'un père, c'est par cette liberté du plus faible, du plus jeune,  que nous préserverons la liberté de la société toute entière. Avec une famille disposant d'un père et d'une mère, reconnue comme cellule élémentaire de la société et une éducation nationale réconciliée avec elle, nous rebatirons une societé de confiance et d'avenir. 

 

En second lieu, je suis fondamentalement contre toute marchandisation du corps humain, que ce soit pour disposer d'un enfant, d'un organe humain, ou pour disposer d'un corps pour assouvir ses désirs sexuels.

A ce titre, l'ouverture à la filiation hors de la complémentarité père /mère ouvrrirait inéluctablement la voie à la marchandisation de la PMA, procréation médicale assistée, à la marchandisation des embryons humains, à la GPA, gestation pour autrui, à la mise à disposition de tout ou partie des corps humain pour toutes sortes d'activités contre rétribution financière.

Si je respecte le libre choix dans les pratiques sexuelles de chacun, le risque de marchandisation du corps humain me conduit à réaffirmer l'importance du respect de la dignité humaine, et du respect du libre choix de chaque personne et des engagements pris, de la parole donnée, de la fidélité, de la confiance partagée. 

 

J'estime enfin que tous ceux, très nombreux, qui entendent défendre ces différents points de vue, n'ont pas été entendus et que le débat a été totalement biaisé jusqu'à ce jour par une sorte d'omerta couverte par des médias aux ordres du pouvoir en place. Il suffit de constater l'absence de couverture sur la préparation et le pouquoi de la future manif du 24 mars, ce qui n'empêchera pas cette dernière d'être un grand moment de la vie démocratique de notre pays. 

 

Je milite donc également pour la préservation de la liberté d'expression et d'opinion qui m'apparaissent aujourd'hui en France en très grande fragilité. 

 

Pendant tout ce temps, le chômage et la pauvreté continuent de progresser, et la France se délite peu à peu à travers la corruption de son corps social, politique et économique. 

 

Ce projet de Loi de mariage pour tous, non prioritaire, qui doit être rejeté, nous détourne des enjeux majeurs. En s'obstinant,  le pouvoir en place crispe encore plus la société. 

 

Je milite donc enfin pour un retour anticipé aux urnes le plus tôt possible pour que le peuple de France reprenne son destin en main dans le cadre d'un sursaut républicain et démocratique avant qu'il ne soit trop tard. Avant que, dans le bazar ambiant,  les mouvements de rue et de colère ne s'emballent au profit de vautours, d'opportunistes ou de prédateurs de tous poils. 

 

Commenter cet article

Bernard Maillard 30/03/2013 17:50

Plus d'un million de personnes ont défilé dans les rues de Paris ce dimanche 24 mars 2013 en couvrant l'étendue du Pont de Neuilly à l'Arc de Triomphe sur l' Avenue de la Grande Armée.
L'ampleur de cette manifestation, pour laquelle le matin même des médias comme Le Monde exprimait " une manifestation de trop" en avançant un nombre prévisionnel d'à peine 100000 personnes, révèle
l'incapacité du Pouvoir en place et des grands médias à comprendre la nature de ce mouvement et du cri qu'il porte.
A refuser de vouloir entendre, le pouvoir en place en France prend le risque de faire multiplier les débordements.
La seule issue pacificique et non violente à laquelle j'aspire comme la plupart des manifestants avec lesquels j'étais dimanche dernier, sera désormais de repasser prématuremment, le plus tôt
possible avant qu'il ne soit trop tard, devant les urnes.

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents