La guerre en Syrie, non encore achevée mais qui le sera bientôt grâce à la résistance d’abord du peuple Syrien, aura fait des centaines de milliers de morts, des millions de réfugiés, a détruit des cités entières.
Elle restera comme une horreur de ce début du siècle.
Après avoir rappelé les enjeux et les faits qui caractérisent l’agression extérieure de la Syrie- sans qu’aucune déclaration de guerre n’ait été faite- agression qui a conduit à détruire profondément le pays et les Syriens avec,
- préméditation de longue date, largement antérieure à 2011
- mobilisation de moyens humains et financiers colossaux qui conduisent à des alliances improbables avec les groupes les plus radicaux ( cf opération Timber Sycamore )
- Exploitation des ressorts de la propagande et de l’image ( cf l’imposture des casques blancs qui sous couvert d’un discours humanitaire ont directement soutenu les groupes les plus radicaux )
- exploitation sans vergogne de mensonges au plus haut niveau ( cf les armes chimiques déployées par les groupes terroristes en accusant injustement le gouvernement syrien )
- exploitation de la propagande de guerre en mobilisant et détournant les grands médias nationaux et internationaux de leur raison d’être
- Non prise en compte, malgré les alertes et interpellations existantes, que ces dispositions bénéficient directement aux groupes les plus radicaux
- violation du droit international et de la charte des Nations Unies
Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France, ancien directeur de l’Office de protection des réfugiés et apatrides ( Ofpra), pose dans son dernier livre « les Guerres de Syrie « , éditions Glyphe , mai 2019 , la question du nécessaire respect du droit de légitime défense des Syriens, a qui il appartient seul de choisir et leurs dirigeants et leurs alliés , et de la justice.
Et de manière sous jacante , est-ce le rapport de dominant à dominé qui doit guider le monde à travers la guerre continue et le chaos ?
Ou le respect bienveillant de règles communes qui protègent le plus faible, où l’attention de chacune et chacun , homme comme village, cité ou nation , portée à l’autre est préservée par chacune et chacun comme une perle rare et fragile de notre patrimoine commun ?
Avec quelle justice et quels droits en conséquence ?
