Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le blog de Malicorne

Le blog de Malicorne

Journal d'un citoyen français, militant de la vie et de la liberté


Dispositions institutionnelles et industrielles pour redynamiser le nucléaire en France et en Europe

Publié par Bernard Maillard sur 27 Juin 2022, 15:58pm

Catégories : #Economie, #Géopolitique, #politique, #énergie

Le nucléaire pour la production d’électricité, d’hydrogène, la propulsion navale, et autres usages civils constitue, pour la France, comme pour l’Europe, et pour tout pays qui souhaite y investir, un atout stratégique majeur, pilotable, décarboné[1]. Cette valeur ajoutée se situe en complément de la maitrise à la source des consommations énergétiques en évitant tout gaspillage, et en complément des énergies renouvelables pouvant être réalisées, si possible, sans subvention.

L’utilisation de l’énergie nucléaire induit de fortes exigences. La très grande densité énergétique permettant de minimiser les ressources engagées, de diminuer l’impact pour les générations futures, et d’apporter une énergie à bas coût pour le plus grand nombre a une contrepartie évidente : une impérieuse priorité une à la sûreté nucléaire dans l’emploi de cette énergie. Ce qui suppose au préalable une culture de sûreté partagée par toutes les parties prenantes, industriels comme acteurs publics institutionnels, une stabilité institutionnelle permettant de garantir cette culture de sûreté sur le court comme le long terme, et des compétences industrielles adaptées à ces exigences.

Le respect premier des populations, à court et à long terme, la protection de tous les travailleurs qui interviennent du plus amont au niveau minier au plus aval dans le stockage des résidus ultimes, la protection de la biosphère et des ressources vitales en eau, la limitation de l’impact foncier, la prise en compte du risque climatique, tant dans une approche de prévention comme  de ses conséquences, la maitrise des ressources financières engagées et l’optimisation au moindre coût, s’imposent à l’utilisation de l’énergie nucléaire comme pour toute autre activité humaine. Elles s’imposent d’autant plus pour l’énergie nucléaire que les montants financiers engagés sont particulièrement importants et les échéances temporelles significatives, parfois plus que séculaires. Ce qui impose, pour l’emploi de l’énergie nucléaire, une régulation publique particulièrement efficace.

L’Arenh[2], qui conduit à brader auprès des concurrents d’EDF à un coût fixe[3] sur plus de dix ans depuis 2012 l'électricité nucléaire produite à 42 euro le MWH  (quand les prix de marché sont désormais durablement à plus de 200 euro le MWh), est une source première de dysfonctionnement majeur qui pénalise gravement la filière nucléaire. Elle ne permet pas à la collectivité en France comme en Europe, de tirer tout le bénéfice de l’énergie nucléaire, ce bénéfice étant capté par ce dispositif Arenh par quelques intérêts privés sans aucune contrepartie utile à la collectivité. L’arrêt prématuré de Fessemheim et l’arrêt du programme Astrid sur la filière rapide[4] par les Pouvoirs Publics, la faible disponibilité du parc nucléaire existant et la très longue durée de construction de Flamanville 3, illustrent de plus la fragilité actuelle de la filière nucléaire en France. Ils appellent à des dispositions spécifiques sur le plan institutionnel comme sur le plan industriel pour redresser durablement la filière et faire reculer, avec détermination, cette fragilité.

 

1/ Dispositions à corriger sur la régulation

Supprimons l’Arenh qui n’est plus du tout adaptée à la situation. Tournée prioritairement lors de sa création vers l’ouverture à la concurrence, elle ne répond pas au besoin prioritaire de devoir retrouver en France comme en Europe une autonomie stratégique et de la performance sur le court et long terme répondant aux attentes légitimes du soutien du pouvoir d’achat pour le plus grand nombre avec des moyens décarbonés efficaces.

Remettons en place des tarifs régulés d’électricité, pour les clients particuliers, comme pour les clients professionnels et industriels, sur la part énergie comme sur la part transport et distribution d'électricité. Ces tarifs doivent prendre en compte le coût économique global de long terme de production d’électricité. Le coût de production d’électricité intervient dans les coûts de distribution et de transport pour garantir la sûreté du système électrique en tous points du territoire, avec prise en compte

  • du nécessaire équilibre à tout instant entre la demande et la production d’électricité,
  • des effets dissipatifs sur le réseau maillé apportant par ailleurs la solidarité entre territoires interconnectés,
  • et des énergies intermittentes, telles le solaire, l’éolien, l’hydrolien et l’hydraulique au fil de l’eau.

La nature des risques industriels portés par les opérateurs industriels, et leurs modalités de couverture dans la structuration de leurs coûts doit être un premier élément clé dans la régulation publique tarifaire. Les éléments portés par la puissance publique elle-même, doivent être explicites (capacités d’ultimes recours pour éviter un black-out sur le réseau électrique interconnecté, garanties pour l’autonomie stratégique, protection des sites sensibles au regard des enjeux de la défense des populations ou du patrimoine, …) et contrôlés démocratiquement, notamment par un rendez vous annuel devant le Parlement.

La transparence sur la répartition des coûts entre l’énergie appelée, le coût du transport et de la distribution, les services de commercialisation, les coûts des garanties apportées à la collectivité, les coûts des éventuelles nuisances induites, et les taxes, de toutes natures, doit constituer un autre élément clé de cette régulation tarifaire et publique, quel que soit l’opérateur industriel intervenant.

A la place de l'Arenh, nous devons mettre en place une régulation de long terme qui sera décrite ci-dessous.

 

2/ Dispositions pour améliorer la performance industrielle du parc existant

La disponibilité du parc nucléaire en France, qui est le deuxième au monde, juste après le parc américain, mais encore devant, plus pour longtemps du parc chinois[5], est relativement faible au regard des performances de réacteurs comparables au niveau international[6].

Les entreprises intervenantes et l’exploitant nucléaire EDF, ont fait un travail remarquable ces dernières années pour, dans un contexte très difficile de pandémie mondiale Covid :

  • permettre d’assurer la continuité de l’alimentation en électricité de la France et de continuer, avec l’exportation d’électricité, à contribuer à la sécurité d’alimentation de l’Europe en électricité pilotable et décarbonée
  • réaliser un travail d’ingénierie conséquent de mise à niveau du parc nucléaire pour conjointement intégrer le retour d’expérience de l’accident,  il y a onze ans maintenant,  de Fukushima et permettre une mise à niveau de sûreté permettant aux réacteurs d’aller vers 50 voire 60 ans de durée d’exploitation aux meilleurs niveaux de sûreté internationaux.
  • faire face à des aléas d’exploitation auxquels tout industriel peut être amené à faire face, le dernier en date étant les défauts de corrosion sous contrainte détectés sur quelques réacteurs, dont certains les plus récents.

Pour renforcer la disponibilité du parc existant, il convient :

  • de soutenir les opérateurs industriels en n’engageant aucune réforme de restructuration de la filière qui déstabiliserait inutilement la filière industrielle
  • d’établir une cartographie précise des risques et des points de fragilisation de cette filière induites notamment par des dépendances industrielles (matières premières, aciers spéciaux, composants électroniques, usines de transformation spécialisées, compétences rares,….). Un plan de sécurisation devra être établi en conséquence à l’échelle nationale, voire européenne autant que de besoin pour notamment reconstituer le tissu industriel. Un tel dispositif à l’échelle européenne permettra le cas échéant d’être mutualisé avec les quinze autres pays en Europe[7] qui bénéficient de l’énergie nucléaire
  • De continuer à travailler à l’échelle internationale pour dégager de nouvelles pistes d’innovation pour améliorer, en toute sûreté, la disponibilité du parc existant. Nous devons nous intéresser notamment à la question des aléas potentiellement génériques sur notre parc qui peuvent aussi concerner et être traités pas des réacteurs de même conception à l’échelle internationale, afin de dégager de nouvelles dispositions préventives utiles et efficaces en conséquence, s'appuyant sur le retour d 'expérience international[8]. Nous devons nous intéresser aussi aux mesures industrielles et réglementaires prises, dans un même objectif de sûreté, pour porter à 80 ans la durée d’exploitation des réacteurs en exploitation, notamment aux US. Cette extension est étudiée aujourd’hui sur treize réacteurs aux US.[9]

 

3/ Dispositions pour renforcer la capacité en France et en Europe à construire et à mettre en service de nouveaux réacteurs.

Les durées de construction et de mise en service réalisées sur Flamanville 3 auront été particulièrement longues, avec des dépassements très significatif, et du budget et du planning établis au moment de la décision d'engagement. Cette construction mettait un terme à une durée de plus de vingt années de non construction en France de nouveaux réacteurs. Il a fallu en France reconstituer des compétences très spécialisées, tant chez l’exploitant nucléaire que chez les fournisseurs et prestataires intervenants qu’auprès des organismes de contrôle. Cette durée de construction a été aussi particulièrement longue en Finlande et aux US, mais moins en Chine, qui, dans des exigences de sûreté similaires, a su développer une nouvelle capacité industrielle de construction de nouveaux réacteurs. La cadence industrielle actuelle de la Chine est celle qu’a connue la France dans les années 80.

De nombreux commentateurs estiment aujourd’hui peu probable de pouvoir revenir en France en dessous de quinze ans pour la réalisation de nouveaux réacteurs, tant pour des raisons industrielles, financières que sociétales.

Le retour d’expérience international et la capitalisation de notre propre expérience nous permet cependant de pouvoir viser une meilleure performance industrielle. Nous devons, sans nous écarter des contraintes institutionnelles, sociétales, voire politiques, et industrielles, viser de revenir à un objectif de construction et de démarrage, à compter de la décision d’engagement, en dessous de dix ans.

Pour retrouver une telle cadence industrielle, il convient de mettre en place de manière efficace des dispositions ciblées :

  • Pour la réussite industrielle des programmes des nouveaux réacteurs, la sûreté, et les exigences de qualité associées, doivent demeurer en première ligne. La démonstration à la conception de la sûreté, de la responsabilité première de l’exploitant, doit se décliner dans la démonstration de la sûreté dans la qualité de réalisation comme d’exploitation et de maintenance. Si la sûreté est bien demeurée en première ligne sur toute la réalisation de Flamanville 3, la qualité « du premier coup » n’a pas toujours été au rendez-vous sur différents corps de métier, tant côté génie civil que pour l’électro-mécanique, en raison de la perte première des compétences évoquée plus haut. L’étalement du délai de réalisation a constitué un facteur défavorable pour la maitrise des études et de leurs modifications. Le caractère intégré d’EDF d’architecte ensemblier et exploitant nucléaire, constitue cependant un atout majeur pour la sûreté nucléaire qu’il conviendra de préserver et de développer pour les prochains réacteurs en France, en maintenant et en renforçant un lien étroit entre la priorité donnée à la sûreté et à la qualité de réalisation sur l’ensemble du projet. La qualité passe en premier lieu par la compétence technique et la qualité première du savoir faire et du geste professionnel. Le retour d’une expérience industrielle effective, dans les études, comme dans la réalisation et le démarrage, permet le retour de ces compétences et une maitrise de la qualité industrielle au plus près de l’acte. Une culture de sûreté partagée avec toutes les parties prenantes, les investisseurs, l’exploitant, tous les fournisseurs, les organismes de contrôles, et les organes de surveillance institutionnelle et/ou citoyenne, constituera aussi un élément clé pour la préservation de cette priorité donnée à la sûreté. La réussite du démarrage des nouveaux réacteurs dans d’autres pays en Europe et dans le monde, notamment dans les pays nouveaux entrants qui devront développer l’environnement institutionnel et industriel adapté aux exigences de la sûreté nucléaire constitue aussi un élément clé. Le partage de cette culture de sûreté nucléaire pour les autres types d’installations que la production d’électricité, réacteurs de formation et de recherche, production d’isotopes médicaux, propulsion navale, installations nucléaires du cycle du combustible, sites de stockage ultime des déchets…constitue aussi un élément clé associé.
  • Une régulation établie sur le long terme, permettra une mobilisation financière de ressources financières sur de longues durées associant des opérateurs financiers, industriels, et institutionnels, dont l’Etat. Cette régulation doit pouvoir permettre d’engager des capitaux de très longue durée, investis sur une période de dix ans, le temps de réalisation, avec des revenus garantis sur quarante voire soixante ans et plus. Cette régulation de long terme devra pouvoir être proposée en France mais aussi être reconduite dans les différents pays européens souhaitant renouveler leur parc nucléaire ( Pays Bas, Slovaquie, Hongrie,…), voire entrer dans le nucléaire ( Pologne). Elle devra pouvoir aussi être proposée aux pays qui ont à ce stade renoncé à la valorisation de l’énergie nucléaire mais peuvent un jour, y revenir ( Allemagne, Belgique, Italie, Espagne, Suisse, …) . Cette régulation doit intégrer la prise en compte des risques, et au premier chef, celui associé à la sûreté nucléaire, dans les réacteurs nucléaires, comme pour les solutions de traitement ultime des déchets nucléaires. A ce titre, la responsabilité première de l’exploitant nucléaire et la sécurisation des provisions financières établies pour les dépenses à venir au titre du démantèlement et du stockage ultime des résidus ultimes, doivent faire l’objet de dispositions particulières mais intégrées dans cette régulation de long terme.
  • en France, la décision d’engager de nouveaux EPR 2 doit être prise au plus tôt. Ces réacteurs répondent  à la conception aux mêmes exigences de sûreté que Flamanville 3 mais avec une conception plus simple et industriellement plus accessible, ce qui contribue directement à la sûreté et à la performance industrielle. Cette décision doit être prise en impliquant conjointement, et le niveau national, premier concerné pour le très long terme, et le niveau territorial d’implantation des nouvelles usines. Cette convergence d’action institutionnelle, entre le niveau local et national, sans nier les divergences de points de vue et de sensibilité sur des questions éthiques et de long terme, doit être recherchée dans l’intérêt général de la lutte efficace contre le risque climatique, de l’autonomie stratégique, et du soutien du pouvoir d’achat du plus grand nombre. La pertinence du choix de réacteurs EPR de grande puissance s’appuie conjointement sur le retour d’expérience positif des premiers réacteurs EPR en exploitation en Finlande et en Chine, et sur la rareté du sites nucléaires disponibles en Europe. L’intérêt complémentaire de développer des petits réacteurs SMR[10] se situe en premier lieu pour faciliter le développement du nucléaire dans de petits systèmes électriques interconnectés ou dans des pays nouveaux entrants dans l’énergie nucléaire.
  • Dans ce cadre institutionnel et industriel établi, nous devons prendre les dispositions pour identifier tous les points de fragilisation et de risque industriel à l’image de ce qui aura pu être fait pour la mise à niveau du parc existant. L’objectif poursuivi sera de réinvestir, sur la base des goulots de risque identifiés en premier lieu par la filière industrielle, de manière prioritaire sur la création de valeur par la diminution des risques. Cette réindustrialisation en conséquence, en France, comme en Europe, pourra conduire, si besoin, à faire évoluer voire simplifier la réglementation existante sans préjudice des intérêts majeurs protégés concernant la population  et le patrimoine naturel et industriel. Cette hiérarchisation des dispositions industrielles et réglementaires qu’il convient d’entreprendre sans tarder, au regard des enjeux industriels et sociétaux sous-jacents, constitue un autre élément clé dans la réussite du programme.
  • Nous devons enfin maintenir un programme R & D significatif dans le domaine nucléaire, tant pour les réacteurs électrogènes, pour la production d’hydrogène, pour la propulsion navale, que pour l’ensemble du cycle du combustible. La France bénéficie de la fermeture du cycle de combustible qui permet de valoriser les matières nucléaires et de minimiser les résidus ultimes. La performance industrielle de ces opérations qui doivent continuer à bénéficier de toutes les innovations possibles tant sur le plan de la sûreté que de la compétitivité, doit servir la performance en France, et permettre que ces solutions industrielles puissent être également déployées en Europe et au niveau mondial. La capacité à préserver l’avance de phase dont disposait l’Europe en matière de filières de quatrième génération (à neutrons rapides permettant la surgénération) voire de nouvelles générations encore plus performantes constituent un élément clé tant pour la sécurisation de l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe que pour la capacité à préserver une filière d’innovation et d’attractivité pour les jeunes générations qui concevront et exploiteront les réacteurs de demain.
mis à jour le 27 juillet 2022

[1] 4 g d’équivalent CO2 par kWh, pour le nucléaire, en intégrant toute la filière amont minière et aval, déconstruction et déchets nucléaire, (source EDF) , largement inférieur à l’ Eolien, 14 à 18 g par kWh, - photovoltaïque 56 g par kWh – cycle combiné à gaz 418 g par kWh  (source dossier Maitre d’ouvrage pour éolien au large d’Oléron)

[2] ARENH Accés régulé à l’électricité nucléaire historique

[3] Le coût supporté par l’exploitant porte sur le coût complet, investissement, exploitation, déconstruction, traitement ultime des déchets

[4] Filière à neutrons rapides permettant de recycler et de valoriser la matière nucléaire de manière optimale. Avec la régénération permise par cette filière rapide, les matières nucléaires peuvent être valorisées dans un facteur 50 à 80.

[5] Sur 441 réacteurs en exploitation dans le monde, 93 le sont aux Etats Unis , 56 en France, et 55 en Chine. Sur 53 réacteurs en construction, 16 le sont en Chine, 8 en Inde, 4 en Russie, 2 aux Etats Unis et 1 en France (Flamanville 3). https://pris.iaea.org/pris/

[6] Sur la période 2019 – 2021, disponibilité de 68,2 % Pour la France à comparer à 90,8 % pour la Chine et 92,8 % pour les US. https://pris.iaea.org/pris/

[7] Allemagne, Belgique, Bulgarie, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Pays-Bas, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, République Tchèque, Ukraine

[8] Le phénomène de corrosion sous contrainte des aciers inoxydables qui pénalise aujourd’hui le parc français est un phénomène rare dans un milieu comme le circuit primaire, mais pour lequel il existe néanmoins un retour d’expérience sur les réacteurs à eau sous pression. Environ 150 cas ont été recensés dans le monde durant les trente dernières années, sur des circuits primaires ou des circuits qui y sont connectés. Des réacteurs de tous âges ont été affectés et l’origine des cas constatés est très diverse. https://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_NI_Corrosion-Tuyauteries-20220120.pdf

[9] Turkey Point, Units 3 and 4; Peach Bottom, Units 2 and 3; North Anna, Units 1 and 2 ; Point Beach, Units 1 and 2; Oconee Units, 1, 2, and 3;  et St. Lucie, Units, 1 and 2. https://www.nrc.gov/reactors/operating/licensing/renewal/subsequent-license-renewal.html

[10] La conception du petit réacteur modulaire d’EDF  (Small Modular Reactor) NUWARD™ fera l’objet d’une pré-évaluation menée par l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), en collaboration avec les autorités de sûreté tchèque (SUJB) et finlandaise (STUK).

Mare aux canes, forêt de Saint Germain-en-Laye, Yvelines

Mare aux canes, forêt de Saint Germain-en-Laye, Yvelines

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
Le ruban ( un Mwh vendu en base sur  l' année) se situe aujourd'hui en France à 505 euro le Mwh pour 2023, à 255 euro le Mwh pour 2024 et à 210 euro le Mwh pour 2025 ( source EEX futures) . A comparer au 42 euro le Mwh le nucleaire de l'Arenh  depuis 2012. <br /> <br /> https://www.eex.com/en/market-data/power/futures#%7B%22snippetpicker%22%3A%22EEX%20French%20Power%20Future <br /> <br /> Il faut aider au maximum EDF pour retrouver au plus tôt  de  la disponibilité sur le parc nucléaire francais en s' appuyant notamment sur tout le retour d' expérience international disponible sur les phénomènes de corrosion sous tension pouvant survenir sur des réacteurs à eau pressurisée ( 307 réacteurs a eau pressurisée sont aujourd' hui en exploitation à travers le monde  -source AIEA) , pour leur détection, leur  caractérisation, leur évaluation et leur traitement. <br /> <br /> La priorité une doit être à la mobilisation industrielle, en toute sûreté, de toutes les parties prenantes. <br /> <br /> Point d'avancement sur le traitement de la corrosion sous tension détectée sur quelques réacteurs d'EDF: <br /> <br /> http://www.hctisn.fr/61e-reunion-pleniere-du-haut-comite-07-06-2022-a214.html
Répondre

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents