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Le blog de Malicorne

Le blog de Malicorne

Journal d'un citoyen français, militant de la vie et de la liberté


Cinq propositions d'avenir pour la Grèce

Publié par Bernard Maillard sur 9 Juin 2012, 22:05pm

Catégories : #politique, #Géopolitique, #Economie

Tinos.jpg

                                            Ile de Tinos, Cyclades, Grèce, août 2010

 

 

Je suis amoureux de la France mais aussi européen de coeur, avec le souvenir meurtri des guerres fraticides du vingtième siècle et celui des premiers espoirs portés par le Traité de Rome. L'Europe que je veux, c'est une Europe de liberté, de paix et d'avenir, pas une Europe d'asservissement, de violence ou d'exclusion.

 

Certains nous poussent , par la dette de la Grèce, puis par celle de l'Espagne, demain par celle de l'Italie, de la France ou de l'Allemagne, vers une intégration politique européenne renforcée, assise, par la perte de leur autonomie, sur la disparition des Etats nations et le joug fédéral. Dans ce contexte, une telle aventure, fondée sur l'addiction à la dette et à la dépendance, la mutualisation des pertes et des risques et la dé-responsabilisation, constitue une impasse inefficace et dangereuse pour nos libertés fondamentales.

 

Aussi, avant d'aller plus loin dans l'Europe, vers une coopération renforcée des Etats Nations, et non vers un fédéralisme désincarné et sans âme, nous parait-il essentiel de permettre à chacun, au préalable, de retrouver pleinement sa dignité et sa marge de manoeuvre.

 

Je formule ainsi Cinq propositions d'avenir pour la Grèce pour lui permettre de sortir durablement de la crise, et nous éviter en Europe  l'aventure dangereuse, liberticide et inefficace de  l'intégration politique européenne forcée par la dette telle qu'elle se profile aujourd'hui

 

1/ Etablir un moratoire de dix ans minimum sur le remboursement de la dette extérieure, en figeant le montant dû.

 

2/ Mettre en place par les Grecs un fonds de redressement de la Grèce pour lui permettre le remboursement ultérieur des dettes dues et qui seront remboursées, au montant figé en euros ou en devises extérieures, au moment du moratoire, actualisé avec un taux d'intérêt de 1 pour cent correspondant au taux actuel de prêt de la Banque Centrale Européenne aux banques.  Ce remboursement sera effectué à partir de la fin du moratoire, dès que le fonds sera suffisamment alimenté, par l'Etat Grec, au fûr et à mesure du rétablissement préalable de la situation sociale et économique de la Grèce.

 

3/ Sortir de la zone euro et mettre en place une nouvelle drachme disposant de l'étalon or afin d'éviter toute spéculation extérieure sur la drachme.

 

4/ Nationaliser toutes les banques, grandes entreprises et services publics réalisant en Grèce un chiffre d'affaires équivalent à 10 millions d'euros. L'indemnisation des actionnaires sera assurée par le fonds de redressement de la Grèce, dès que le remboursement de toutes les dettes externes aura pu avoir lieu. Seuls les services publics vitaux pour l'économie du pays auront vocation à terme à demeurer nationalisés, une fois la situation sociale et économique rétablie.

 

5/ Etablir un plan de redressement économique de la Grèce fondé conjointement

 

            - sur un programme d'investissement des entreprises publiques et de soutien à la création d'entreprises avec une activité localisée en Grèce, le financement étant établi à partir des fonds grecs rendus disponibles par l'établissement du moratoire du remboursement de la dette,

 

           -  la reprise de l'emploi chez les artisans, les très petites, petites et moyennes entreprises grecques, en défiscalisant temporairement l'emploi dans ces entreprises jusqu'au retour du plein emploi en Grèce,

 

            - sur une consolidation de la fonction publique grecque, tournée prioritairement vers le développement social et économique de la Grèce.

 

 

Conditions de réussite

 

1/ ne pas attendre les révoltes de la rue,

 

2/ disposer d'une autorité publique forte, légitimement et démocratiquement élue,

 

3/ inscrire l'action dans la durée avec une cible de rétablissement, d'abord par les Grecs eux mêmes, de la situation en moins de dix ans,

 

4/ ne générer aucune nouvelle dette publique en garantissant l'efficacité du recouvrement fiscal et l'équilibre des budgets publics, locaux comme nationaux, la solidarité entre territoires, entre le continent et les îles notamment étant assurée d'abord par l'Etat Grec, pour tenir compte des spécificités insulaires

 

5/ promouvoir la valeur ajoutée grecque, pays maritime et méditerranéen, terre d'histoire, d'arts, de sciences et de culture, soutenir son engagement dans la recherche et l'industrie dans de nouvelles technologies ( océanographie, bio technologies, nano industrie, énergies renouvelables et énergie nucléaire pour la production d'électricité, le dessalement d'eau de mer et la propulsion navale, ...) en valorisant et en développant les coopérations européennes pour promouvoir ces différents domaines qui constitueront des compétences clés pour l'Europe.

 

Et ce sera la Grèce qui sera demain de nouveau, à côté de la France, et des autres pays européens réunis, aux premières loges pour nous aider à faire face aux défis du monde de demain.

 

 

 

fleurs-de-Grece-2010.jpg

 

                                                                               fleurs à Tinos, août 2010

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8
Tandis que les "dirigeants" européens (tels que M.Moscovici) ne cessent de tenir des propos on ne peut plus lénifiants et infondés sur la Grèce prétendument tirée d'affaire les statistiques comptables,économiques,sociales,démographiques indiquent quant à elles une situation réellement catastrophique.Un tiers de la fraction la plus jeune de la population (15/29 ans)a définitivement quitté le pays !Le taux d’endettement,après une austérité inédite (dans l’histoire récente de l’humanité)reste aujourd’hui de 188% du P.I.B. preuve de la totale inefficacité des plans imposés par la fameuse « troïka ».Le bilan est très négatif pour les Grecs comme pour la Grèce.Les politiques menées tambour battant depuis une dizaine d’années dans le berceau de la démocratie occidentale ont eu des effets désastreux sur les STRUCTURES du pays en l’appauvrissant dramatiquement.Pourquoi ne dit-on pas cette vérité honnêtement ?Pourquoi ce beau pays ne rompe-t-il pas définitivement avec la zone euro en faisant défaut sur sa dette ?L’intérêt des peuples-et donc du peuple grec-doit primer sur l’intérêt des rentiers et des oligarques européens.
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B
Persevare diabolicum. Troisième plan d’aide à la Grèce avec les mêmes contreparties : Renforcement de l’endettement public grec qui affaiblit encore plus l’Etat grec, "programme de restructuration" ou privatisations forcées, soit dépeçage en clair de la Grèce, récession encore plus sévère, dispositions encore plus dures que celles rejetées par referendum. Tous les ingrédients sont réunis pour faire rejeter encore plus l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui, inhumaine et antidémocratique.<br /> <br /> Commentaire mis sur le site du journal Le Monde le 13 juillet 2015 à la suite des articles<br /> <br /> http://abonnes.lemonde.fr/economie/reactions/2015/07/13/l-objectif-de-50-milliards-d-euros-de-privatisations-a-nouveau-impose-aux-grecs_4681207_3234.html<br /> <br /> http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2015/07/13/crise-grecque-un-accord-unanime-trouve_4681077_3234.html<br /> <br /> http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2015/07/13/athenes-aura-du-mal-a-tenir-ses-prochaines-echeances-financieres_4681149_3234.html
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B
Ces palabres n’ont que trop duré. Il serait aberrant de renforcer la dette de la Grèce, de la mettre sous tutelle, voire de la dépecer. A l’inverse, il lui faut suspendre provisoirement le remboursement des dettes, le temps de redresser le pays, mettre en place une nouvelle drachme fondée sur l’étalon or pour redonner confiance, nationaliser les banques et les services publics, remettre en place un Etat efficace, porteur de l’intérêt général, et soutenir les PME pour développer l’emploi. <br /> <br /> Commentaire remis sur le site du journal Le monde le 13 juillet 2015<br /> <br /> <br /> Le Monde.fr - Crise grecque : la France, l’Allemagne et la Grèce font une proposition d’accord<br /> http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/12/sommet-sur-la-grece-blocage-sur-les-exigences-de-l-eurogroupe_4680694_3234.html
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B
Annulation du sommet européen, sommet précipité de l’Eurogroupe, négociations qui s’éternisent entre ministres des finances,….. on voit bien que ça vasouille bigrement alors que le sujet est d’abord politique !<br /> A vouloir mettre la charrue avant les bœufs, l’union monétaire avant l’union politique, à défaire les Etats par l’addiction à la dette publique avant de construire l’Europe, à placer l'Europe sous le joug d’instances internationales non démocratiques, on aboutit à de dangereuses impasses<br /> <br /> Commentaire mis sur le site du journal Le Monde le 12 juillet 2015<br /> <br /> http://abonnes.lemonde.fr/economie/reactions/2015/07/12/annulation-du-sommet-europeen-les-negociations-continuent-dans-la-zone-euro_4680301_3234.html
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B
Face à l’endettement public excessif de la Grèce, les privatisations comme le renforcement de la dette publique n’ont aucun sens. Les solutions existent : suspension du remboursement de la dette internationale sur cinq à dix ans, le temps de redresser le pays, étalon or de la nouvelle drachme pour redonner confiance, nationalisation banques et services publics et restitution d'un Etat efficace porteur du long terme, soutien aux PME pour redonner une dynamique dans l’emploi et l’économie.<br /> <br /> Commentaire mis sur le site du journal Le Monde<br /> <br /> http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2015/07/12/annulation-du-sommet-europeen-les-negociations-continuent-dans-la-zone-euro_4680301_3234.html
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B
Quel bazar ! que la Grèce , la France, et tout autre pays équilibre ses comptes publics, c'est B A BA de l'action publique qui préserve sa capacité d'action sur le long terme. Pourquoi dresser la France contre l'Allemagne sur le sujet alors qu'il devrait nous réunir. Suspension du remboursement de la dette sur 5 a dix ans, étalon or de la drachme pour redonner confiance, nationalisation banques et services publics, restitution d'un Etat efficace, soutien aux TPE et PME, les solutions existent !<br /> <br /> Commentaire mis sur le site du jounal le Monde le 12 juillet 2015<br /> <br /> http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2015/07/11/l-eurogroupe-revele-ses-divisions-sur-la-grece_4679901_3234.html
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B
Après une manoeuvre politicienne autour du référendum à partir duquel on aurait pu espérer un sursaut démocratique de la Grèce, celle-ci est désormais obligée d'augmenter sa dette publique, avec par dessus le marché, la quasi totalité des mesures restrictives déjà rejetées par les Grecs eux mêmes ! On va ainsi à contre sens total d'une sortie positive de la crise, tant pour les Grecs que pour le reste de l'Europe. Bafouer ainsi la démocratie va coûter très très cher.<br /> <br /> Commentaire mis le 11 juillet 2015 sur l’article du Monde<br /> <br /> http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2015/07/11/quand-hollande-a-pris-la-main-pour-eviterle-grexit_4679525_823448.html
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B
Une drachme, merci pour la correction , assise sur l étalon or, ne créerait pas d inflation. Bien au contraire elle constituerait un solide appui pour redonner confiance a l'économie grecque qui pourra alors rembourser plus tard sa dette . Dans le même temps un État grec reconstitue fort portera l intérêt général. Que les Grecs s affirment et se libèrent du joug malsain de la dette publique qui plombe aujourd'hui l'Europe!<br /> <br /> Message mis sur le site du Monde le 11 juillet 2015 a la suite de l’artcile<br /> <br /> http://abonnes.lemonde.fr/crise-de-l-euro/article/2015/07/10/le-point-sur-le-dossier-grec-a-la-veille-d-un-week-end-determinant_4678768_1656955.html
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B
L'art est difficile certes, mais nécessite également du courage et de la volonté. Les Grecs doivent suspendre le remboursement des dettes internationales. Sera repris quand la situation sera rétablie. Le non remboursement temporaire des dettes sera affecté au redressement du pays.Sortie de l'euro, rétablissement de la dragme avec étalon or pour sortir des fourches caudines externes, nationalisations banques et services publics, redressement de l'Etat, et soutien au développement TPE et PME.<br /> <br /> Commentaire mis sur le site du journal Le Monde le 11 juillet 2015<br /> <br /> http://abonnes.lemonde.fr/crise-de-l-euro/article/2015/07/10/le-point-sur-le-dossier-grec-a-la-veille-d-un-week-end-determinant_4678768_1656955.html
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B
mais pourquoi donc aucune information sur la rencontre de vendredi 19 juin 2015 entre Messieurs Tsipras et Poutine??? quelle analyse en faire, quelles conclusions ? quels enjeux économiques et financiers ?quels enjeux sociaux ? quels enjeux géopolitiques ? <br /> <br /> http://www.amna.gr/french/articleview.php?id=8872<br /> <br /> <br /> <br /> commentaire mis sur l’article du Monde du 20 juin 2015<br /> <br /> http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2015/06/20/ultimes-pressions-de-l-europe-sur-la-grece_4658444_3234.html
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