L'expression et le choix du peuple doivent évidemment demeurer le socle premier de l'action publique.
La promotion des valeurs humaines et républicaines, la nécessaire réconciliation entre la liberté individuelle, y compris du plus petit d'entre nous, et les libertés publiques, porteuses de l'intérêt général, l'action commune en faveur de la paix et du développement humain, en France, en Europe, sur tout le pourtour méditerranéen et à travers le monde, peinent à trouver son chemin.
Cette expression publique, qui rassemble et non qui divise, tournée vers l'homme, vers l'ouverture, vers l'avenir, vers la paix et la liberté, confiante dans la civilisation et le progrès humain, est pourtant nécessaire pour retrouver confiance dans une société marquée aujourd'hui par une profonde colère.
Elle doit savoir être aussi un acte de résistance et de liberté contre toute forme de concentration excessive de pouvoir, contre tout totalitarisme et barbarie, contre tout alignement guerrier atlantiste ou autre, contre tout recul de civilisation, contre toute forme d'oppression qui conduit à la misère humaine, à la guerre, à la mort.
Non, notre choix démocratique ne se résume pas à la seule alternative entre la soumission à un petit prince d'un empire d'oligarques ou l'acceptation d'un repli sur une réaction violente et oppressive.
Aujourd'hui en France, pays de longue tradition humaine et républicaine, mais aussi pays d'innovation et de présence mondiale, éclairer le choix démocratique par un débat public, ouvert et contradictoire dans un esprit critique mais constructif est plus que jamais nécessaire !
