13 ième édition de la conférence "Energie où allons nous ? Quelques repères..." tenue le jeudi 21 août 2025 à la Maison des Associations de La Couarde sur mer, sur l'Ile de Ré, en Charente Maritime. Cette conférence était organisée par l'Association Initiatives pour le Climat et l'Energie dont le siège est à la Couarde et dont je suis par ailleurs membre. J'intervenais en mon nom propre.
Quelques éléments clés soulignés:
La mise à disposition durable d'une électricité décarbonée, accessible au plus grand nombre, est une mission de service public et d'intérêt général. Elle implique de lourdes infrastructures sur du long terme. La sobriété dans l'engagement des ressources et la nécessaire prise en compte du risque climatique conditionnent son efficience.
La demande en électricité a subi en France une décroissance particulièrement marquée depuis cinq ans, la ramenant 20 ans en arrière.
Cette évolution de la demande en électricité de la France est similaire à celle de l’Europe . En revanche cette évolution est complément différente dans le reste du monde avec notamment une croissance particulièrement soutenue en Chine qui a dépassé en 2022 l’Europe en consommation d’électricité par habitant. Celle-ci a atteint 7,1 MWh par habitant en Chine en 2024 alors qu’elle est redescendu à 6,5 MWh par habitant en France cette même année.
Il a été rappelé que l’électricité, pourtant vitale pour la santé, l’éducation, le développement des entreprises, de l’industrie et des services, demeure encore significativement en retrait en Afrique avec une consommation moyenne très réduite qui stagne autour de 0,5 MWh par habitant.
Il a été souligné l’importance de pouvoir disposer d’une fonction pilotable pour assurer à tout instant l’adéquation permanente entre la demande en électricité et la réponse associée, la demande d’électricité devant être en amont ajustée au plus prés des besoins effectifs et dans le non gaspillage des ressources engagées.
Les productions d'électricité pilotables et décarbonées, hydrauliques (6 g de CO2 par kWH) et nucléaires (3,7 g de Co2 par kWH), permettent à la France de disposer d’une des électricités les plus décarbonées d’Europe et du monde, (14 g de CO2 par kWH en 2024). Cette électricité décarbonée est encore insuffisamment valorisée pour sortir de la consommation aux énergies fossiles à très fort impact sur l'effet de serre et donc sur le risque climatique, et sur la dépendance géopolitique ( Pétrole 43 Milliards d’euros et gaz 17 Milliards d’euros d’achats en dehors de France sur les 12 derniers mois à fin mai 2025)
Les productions photovoltaïque (55 g de CO2 par kWH) et éoliennes (14,1 pour l'éolien terrestre et 15,6 g de CO2 pour l"éolien maritime) imposent par leur intermittence et leur non adaptation aux rythmes de la demande en électricité ( variation de la puissance appelée limitée de 1 à 3 tout au long de l’année en France), des fonctions de compensation à très fort impact négatif sur le risque climatique. Leur développement massif ( déjà 40 Milliards d’euros dépensés en aide publique en France à fin 2024 sans compter le coût des adaptations des réseaux d’électricité) , en France comme dans toute l’Europe, conduit depuis une dizaine d'années à une augmentation significative des situations à prix négatifs. Celles-ci révèlent un profond gaspillage, une augmentation du risque de black out sur l'ensemble du réseau électrique interconnecté, et ce, dans l'absence de toute valeur ajoutée en France dans la lutte pourtant prioritaire contre le risque climatique. Cette absence de valeur ajoutée est illustrée notamment par l'absence en France de recul significatif des énergies fossiles et l'absence de croissance dans le placement en France de l'électricité décarbonée.
On ne peut que s’interroger sur la pertinence de la poursuite de tels investissements massifs , avec une prévision budgétaire de 8 Milliards d’euros dans le budget France 2026 pour l’aide publique à l’éolien et au photovoltaïque en métropole, et de 114 à 259 Milliards d’euros tel que prévu dans le projet de décret PPE 3 ( Programmation Pluriannuelle de l’Energie).
Mais peut être qu’un tel siphonnage de fait de l’argent public, pourtant si rare et si précieux, sert-il d’autres causes que celles de l’intérêt général ?
Enfin, l’enjeu de la nécessaire priorité une à la sûreté nucléaire, qui doit présider à toute question de géopolitique, a par ailleurs été rappelé pour le nécessaire renouvellement du parc nucléaire et la poursuite de la mise à disposition d’une production d’une électricité pilotable et décarbonée accessible au plus grand nombre.
Ci joints transparents présentés, le document support de travail avec les références des données source, et le descriptif de la conférence qui peut être actualisée et reproduite à la demande de toute association ou divers organisme pour contribuer au débat public.
Pour retrouver tous les articles du Blog de Malicorne sur l'énergie
présentation de la conférence du 21 aout 2025, "Energie où allons nous ?, quelques repères ...." La Couarde sur mer 17
document support conférence du 21 aout 2025 "Enerigie, où allon snous ? Quelques repères...." 21 août 2025 La couarde sur mer
Descriptif de la conférence " Energie où allons nous ? Quelques repères... " Bernard Maillard
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