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Le blog de Malicorne

Le blog de Malicorne

Journal d'un citoyen français, militant de la vie et de la liberté


Dix risques pour le monde, dix enjeux pour la France

Publié par Bernard Maillard sur 14 Janvier 2012, 16:02pm

Catégories : #politique, #Géopolitique

 

lumiere-sur-le-Tarn.jpg

 

 

                                                              Lumière sur le Tarn, à Ambialet, août 2011

 

Cette semaine publication par le Forum économique mondial de sa cartographie annuelle des risques mondiaux.

http://reports.weforum.org/global-risks-2012/#ol=data-explorer

 

Comme toute étude, elle a sa limite, mais il peut être intéressant de noter, vu du monde de la finance et de l'économie, quels sont les risques majeurs pour le monde d'aujourd'hui.
 

J'ai noté les dix risques majeurs en "top ten" suivants:

 

 

           - la difficulté de l'accès à l'eau en numéro un. L'eau c'est le composant premier de la vie. D'où l'importance à porter à  l'équilibre des territoires et au  développement durable associant conjointement le développement économique, le développement social et le respect de l'environnement sans créer de servitude nouvelle pour les futures générations

 

         - la crise alimentaire et l'extrême volatilité des prix alimentaires, d'où l'importance de maintenir en France et en Europe une agriculture raisonnée et efficace, et actrice d'une coopération internationale équilibrée

 

            - l'impact des gaz à effet de serre, notamment sur le plan météorologique,  et l'extrême volatilité des prix de l'énergie,  d'où l'importance de diminuer fermement notre dépendance aux énergies carbonées (pétrole, gaz, charbon, ....) et d'aider ou inciter tous nos partenaires à agir de même dans les meilleurs délais possibles, et compatibles avec leur propre développement. D'où l'importance d'une politique énergétique associant conjointement l'éco-efficacité énergétique, à la source de la demande en énergie, le développement de la compétitivité des énergies renouvelables qui doivent pouvoir un jour s'affranchir des subventions, et l'intérêt majeur de povoir disposer d'énergies non carbonées faiblement dépendantes du cours des matières premières, comme le nucléaire sûr et compétitif dont bénéficient la France et de nombreux pays en Europe et ailleurs. 

 

             - l'extrême disparité entre les revenus, qui va de la très grande misère à des fortunes immenses, d'où l'importance de veiller à mener une politique sociale et économique favorisant le développement économique et les équilibres sociaux. Que la solidarité ou la fraternité ne demeurent pas un vain mot, étant entendu que le talent, l'esprit d'initiative ou de création, la capacité à entreprendre ou à protéger, le service public ou pour l'intérêt général, mais également tous les métiers répondant à un besoin de nos sociétés, sont autant de rôle et de contributions qu'il nous faut savoir conjointement reconnaître pour assurer la cohésion et la dynamique sociale, indispensables à toute "vie ensemble".

 

                - l'urbanisation galopante et débridée. Nous allons vers les dix milliards d'habitants avec une concentration urbaine au sein de megapôles qui doivent demeurer humaines. il nous faut reconquérir des cités à vivre, lieux d'intégration, de rencontres,  de développement et non des lieux de violence et d'exclusion. Dans le même temps nos villages, nos espaces ruraux, nos territoires doivent demeurer équilibrés et s'entraider.

 

            - les deficits publics, avec des dettes qui nous font de plus en plus plier sous les fourches caudines d'une finance spéculative écartée de sa mission d'origine. Nous n'avons jamais autant produit de richesses sur terre et nos dettes sont elles même colossales à nous pousser dans l'abîme. Nous marchons sur la tête. D'où l'importance plus que jamais d'assainir nos finances publiques, tant au niveau local, dans les collectivités locales et territoriales, qu'au niveau de l'Etat et des organisations internationales pour sortir de cette addiction collective  et inacceptable à la dette. Et que la finance revienne à sa mission d'origine d'aider l'économie à vivre et à préparer le futur.

 

             - le risque de cyber attaques, d'où l'importance de disposer d'une régulation efficace des réseaux informatiques et télécommunications, dans le respect de la liberté individuelle de chacun, mais également dans le respect des libertés publiques.

 

             - le terrorisme, d'où l'importance de maintenir une politique efficace de défense et d'alliance internationale sans concession.

 

             - la corruption pénétrante et retranchée. Etonnant de trouver cet item et cette qualification à ce niveau. On peut redouter le pire dans ces conditions et une sous estimation très probable de ce risque. D'où l'importance d'une lutte également sans concession contre la corruption à tous les degrés et modes de pouvoir , qu'il soit financier, médiatique, économique, ou politique.

 

            - des Etats fragiles. Sans Etat, pas de politique de développement, d'équilibre social ni de lutte contre l'exclusion, pas d'égalité des chances, pas  de politique énergétique, pas de politique de défense ni de capacité de lutte contre le terrorisme et la corruption, mais également pas de politique d'éducation, de recherche, de politique industrielle, de politique maritime, pas de liberté d'entreprendre, pas de vision sur le long terme, pas de liberté préservée, qu'elle soit individuelle ou publique, pas de fraternité....

 

D'où l'importance de garder confiance en la démocratie, d'y être acteur sans y perdre son âme, et d'être force de proposition et de contribution  en faveur d'un bien commun et partagé , en faveur d'un Etat stratège et efficace, d'une cité où il fait bon vivre et qui sait accueillir, que ce soit ses propres enfants ou ses plus anciens, ou les amis de l'autre bout du monde.  

 

Dans 100 Jours, nous votons en France. Dans ce "monde de  fous" ou "monde de brutes" , ces fous ou ces brutes seraient trop contents de l'emporter. Mais la France n'est pas isolée, ni dans l'Europe, ni dans le monde. Comme tout pays qui a une histoire, qui a une existence sociale, économique, politique, elle peut jouer un rôle, elle doit l'exercer, sans perdre de vue l'intérêt commun partagé, le patrimoine commun qu'il nous faut protéger tous ensemble.

 

Comment ces enjeux mondiaux seront ils portés, hiéarchisés, pris en main par nos candidats, par nos élus, par chacun de nous , par nous tous?

 

Comment transformer un rêve  et agir en faveur d'une douce et libre France dans une Europe et un monde de paix?

 

Epoque passionnante. Mais ne nous trompons pas de combat! .Celui que nous devons livrer, c'est celui en faveur de la liberté et de la paix.

 

 

 

 

pont canal de Briare

                                                          Pont Canal de Briare, franchissement de la Loire,  Juin 2011

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Pergame 15/01/2012 11:56

Bien belle analyse qui donne froid dans le dos (heureusement le prochain millénaire est encore loin !). Ma seule contradiction porte sur le nucléaire qui est une énergie que je ne crois ni "sûre"
ni "compétitive". Pour les questions de sûreté, les faits sont là : Fukushima et Tchernobyl ne sont quand même pas des broutilles ! Pour ce qui est de la compétitivité, c'est une question de bilan.
Il n'est pas encore fait, mais les chiffres avancées pour le coût du sarcophage de Tchernobyl, les simulations pour Fukushima, les surcouts de l'EPR et les frais de maintenance-entretien et/ou
démantèlement à venir sur les centrales existantes peuvent faire douter de cette compétitivité.
Questions annexes :
- le nucléaire n'a-t-il pas été (et n'est-il toujours pas) une énergie subventionnée ?
- le nucléaire est-il vraiment une énergie qui ne produit pas de GES ?

malicorne 15/01/2012 20:07



Le risque zéro n'existe pas, et comme pour toute industrie à risque, il est important que les exploitants nucléaires maintiennent la priorité une à la sûreté nucléaire et à la prévention des
risques. Le nucléaire ne peut se développer durablement que dans des pays disposant d'une Autorité de Sûreté nucléaire particulièrement vigilante et exigeante. C'est le cas de la France et des
autres pays européens. Pour ce qui concerne la compétitivité du nucléaire, les marchés de gros de l'électricité sont pleinement ouverts en Europe. Sur ce marché, seules les nouvelles énergies
renouvelables, financées en France par la Contribution de Service Public de l'Electricité, sont subventionnées. Quelques valeurs d'émissions CO2 fossile,  en tonnes par habitant, en 2009,
USA 16,9 - Russie 10,8 - Allemagne 9,2 - Japon 8,6 - France 5,5 - Chine 5,1 et valeur moyenne mondiale, 4,3. Les chiffres parlent d'eux mêmes. A niveau de vie économique et social équivalent, la
France , grâce à son mixt énergétique hydraulique/nucléaire est moins émettrice de CO2 que la plus grande partie des pays. L'émission en elle même en CO2 du nucléaire est très marginale.



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